Ma première rencontre avec The Jam, c'est lors d'un concert en 1989, jusqu'alors cela n'a jamais fait tilt dans ma tête. Jour de concert des Milkmen, le vendredi soir à l'Exo7 à Rouen, prestation tardive, c'était le concept de la soirée Pub Rock, ouverture à 21h00, concert à 23h et ensuite ambiance boite de nuit mais Rock.
Pour patienter, jusqu'à 23h, carte blanche à l'artiste qui passe pour mettre en valeur, une sélection via des clips musicaux projetée sur l'écran de la salle.
Et donc les Milkmen a en fait choisi, The Jam en grand écran et son de qualité et là je fus captivé d'entrée avec leurs dégaines mi punks mi mods et leur son incroyable. Parcours et évolution du groupe jusqu'à leur dissolution.
Après, cette soirée, j'ai commencé à écouter de façon assidue tous les albums et à repérer les diverses influences à travers les reprises et me dire que j'aimais bien la soul que je connaissais déjà grâce aux Blues Brothers qui nous avaient offert tous les classiques sur un plateau.
Et puis, je fie le lien avec Style Council que je n'aimais pas du tout, mais ça c'est une autre histoire.
En 1991 et 1992, sortirent coup sur coup deux compilations que je me procurais en cassettes, "Greatest Hits" et surtout "Extras" qui contenaient beaucoup d'inédits.
La 3e carrière de Paul Weller, leader, chanteur et guitariste de the Jam, décolla vraiment peu après "Wild Wood" et "Stanley Road, adoubé et adulé par les artistes de la Brit Pop.
Pour les autres membres du groupe c'était plus rude de faire carrière, Bruce Foxton le bassiste qui avait composé quelques bons morceaux comme "News of the World" et chanté sur la reprise des Kinks, "David Watts", eut une éphémère carrière solo avant de se faire recruter par Jake Burns comme bassiste de Stiff Little Fingers.
Pour Rick Buckler, ce fut plus dur, il entra dans un nouveau groupe "Sharp", puis the Gift, avant de rejoindre son compère, Bruce pour From the Jam, un tribute band à son employeur. Et un jour, il bazarda le tout en 2009.
Après avoir usé la corde, j'étais déjà passé à autre, entre 20 et 30 ans, je rattrapais goulument tout mon retard en matière de rock, punk ou ce qu'on appellera plus tard le métal.
Mais The Jam a toujours occupé mon cœur musical, j'ai porté un badge pendant longtemps sur mon sac à dos qui me fut voler l'année dernière.
Et puis cette semaine, toute tentative de reformation que Paul Weller n'a jamais voulu ne pourra jamais avoir lieu avec le décès de Rick à moins de 70 ans.
Et Paul lui a rendu un bel hommage.
crédit photo 📷: Decade of 77-87 Facebook

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