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vendredi 7 janvier 2022

After 80

 "Les eighties, quoiqu'on en dise//Sur le gateau musical, plus d'une cerise//Pele-mele, techno, indus, hip-hop, hard core, punk, new-wave"

Ce n'est pas de moi, mais de Mass Hysteria, avec "Respect to the Dancefloor".

Et pourtant quand on parle des années 80 en musique, tout le monde semble faire la tronche, parce qu'une partie, ne les ai pas connu et surtout les voit via le prisme des maisons de disques qui ont fait leur beurre pendant ces années là et qui nous refourguent encore et encore, les mêmes chansons rabâchées.

Ce n'est pas propre à la décennie en question, toutes sont concernées et le seront dans le futur.

Il y a tellement de choses bien ignorés, des niches voire des albums repassés sous les radars car sans single majeur.

Je prêche dans ma paroisse pour ces années là, étant né fin 60, mon adolescence a été bercé par la new wave, le punk et le post-punk, des racines musicales que j'ai gardées dans les ces années folles que sont les années 20.

Alors bien sûr, la télé et la radio à l'époque nous ont abreuvé, des magnifiques chansons françaises de l'époque (que je trouve nettement supérieures néanmoins à la prod' actuelle) et c'est ça qu'on entend tout le temps quand on nous parle des 80s.

Moi, je rappelle surtout qu'on voyait des clips de The Cure, Depeche Mode ou des Smiths dans les émissions musicales du moment, du rock à la télévision française, quelle gageur. 

La musique entièrement synthétique telle que Vince Clarke, l'a définit sur le seul album ou il a contribué, ont posé les bases d'un style dont s'inspire toute une génération actuelle, les enfants de la génération X, ma génération.

La preuve même que cette décennie sont un vivier, pour les générations futures.

Et d'ailleurs, la fin des années 80s, a posé d'autres bases, avec les débuts de la brit-pop, les prémices du trip-hop, l'arrivée probable du grunge, l'explosion du hip-hop, les raves, la techno et l'éphémère Madchester musicale.





Pour revenir sur l'intégralité de cette décennie, je me suis fait une compilation des morceaux qu'on entend jamais mais qui chez moi réveillent quelque chose de proustien, souvenir de musique et de situation comme dirait Yazoo...

vendredi 25 janvier 2013

Original Recording vs Cover


Pillons.
"Pillons" est bien le mot d'ordre de ces 50 et quelques années de l'ère musicale moderne.

Au début des années 60, en France, nous n'avons pas été en reste, pour transformer les succès d'outre Manche voir d'outre Atlantique en succès "Made In France" estampillé YéYé.

De même, ces succès n'étaient pas déjà des photocopies blanchies de la musique noire ?
Celle-ci parfois n'avait pas aussi emprunté au réservoir inépuisable de musique traditionnelle ?

Ainsi étudions par exemple, "Le Pénitencier" de Johnny Hallyday, version francisée de "House of Rising Sun" , numéro 1 en Angleterre et aux USA en 1964.

House of The Rising Sun
Fait bien établi pour majorité d'entre nous, ce titre est un morceau des Animals.

La vérité est tout autre et il suffit de se pencher pour glaner toutes les informations disponibles quoique pas toujours vérifiées sur internet et désormais son Pape, Wikipedia.

Le morceau serait tiré du répertoire traditionnel américain, en provenance directe de la Nouvelle-Orléans.
Et en fait serait une adaptation d'un chant des premiers migrants anglais.

En adaptant la chanson, souvent chacun apporte "sa" pierre à l'édifice.

Au commencement
Et au début des pionniers de l'enregistrement de la musique, nous avons ce témoignage musical, de Tom Clarence Ashley & Gwen Foster.

Ensuite, la chanson poursuit son chemin, repris par Leadbelly.

A partir de 1959, c'est l'embrasement, Frankie Laine en fait une version "Crooner" avec New Orleans, Joan Baez l'adapte aussi en 1960 avec "House of the Rising Sun".

En 1961, on se rapproche de plus en plus des Animals avec la version de Bob Dylan.



Sauf que Bob se serait inspiré du travail de Dave Van Ronk sur la chanson.

Nina Simone en 1962, s’éloignera du chemin tracé par les Folk Singers pour en faire une version "New Orleans".

The Animals
Et finalement la chanson reviendra au "bercail", Eric Burdon entendant la version "Folk" dans un club de New Castle, en fera une version blues tintée de folk rock.



Ensuite, la version telle quelle sera elle même reprise façon "Animals", façon folk,  façon traditionnelle, ou mal façon.

Original Recording
Les exemples sont "foison" désormais et souvent entre amis on s'écharpe pour savoir qui a raison sur quelques titres, comme par exemple avec la chanson "Hallelujah" de Léonard Cohen transcendée des années plus tard par feu Jeff Buckley.

"Hey Joe" créé par The Leaves n'est vraiment pas le même morceau que celui de Jimi Hendrix tant les différences dans l'interprétation sont importantes.

Chacun peut donc apporter son style, son groove, son talent tout simplement à un titre qui dans son interprétation originale n'était pas forcément potentiellement d'exception.

"Killing me Softly with this Song" a été interprétée en premier par Lori Lieberman, sans que cela laisse un souvenir mémorable, la qualité intrinsèque de la chanson est là, mais n'est pas sublimée.

Roberta Flack, entend cette version et en fait un morceau tout autre.



Plus tard, les Fugees en feront une version en adéquation avec son temps.

La plupart du temps, la volonté des artistes est de rendre hommage et de reprendre la recette d'un succès facile au travers des samples et des reprises même si parfois ils peuvent dépasser l'original et tirer la "Cover" vers Eux.

En aparté
Beaucoup d'exemples de morceaux enregistrés en premier que j'ai commencé à collecter sous forme de cette liste:





jeudi 2 août 2012

Eurock y comme Ulysse

Un festival commence toujours par un départ au petit matin.

En fait un festival commence un peu plus tôt avec l'achat des billets, les réservations de Train et d'Hôtel et la l'étude du transport en commun.


Comme souvent, on s'y prend au dernier moment, il reste qu'une chambre d’Hôtel à la périphérie de la ville avec 40 minutes de marche selon googlemap.


Les déplacements de foot rodent bien ce genre d'organisation, cependant, on peut être pris au dépourvu après avoir opté pour un transport en TGV, sachant bien après que le centre de Belfort est à 8 km de cette Gare. 

Optymo, au bas mot, nom du transporteur en comment du Territoire, résoudra une partie du problème avec des bus qui relie la nouvelle Gare TGV à l'ancienne dit "Ville".

De la Gare de Lyon au Lion de Belfort 

Donc au petit matin, le RER est bien plus tranquille un samedi.
La gare de Lyon un 30 juin commence à fourmiller à l'approche des vacances, mais on est encore loin du rush.

Comme les billets de TGV sont devenus tellement chers que les 1eres classes paraissent abordables.
Du coup voyage en compagnie de quelques édiles, Vincent Peillon et Fleur Pellerin.

Comme la SNCF se refait pas, arrivée avec 30 minutes de retard.

De la première Classe aux Premières Places

Un Hôtel pas cher (à 57 euros) planté au milieu des concessionnaires dans la ZAC du haut Belfort, une certaine tranquillité.

Départ en toute hâte vers le site de Malsaucy, très peu de monde dans la navette SNCF affrétée pour l’occasion mais grosse présence policière.

Un soleil de plomb à l'arrivée pour accueil et recherche de l'ombre en attendant l'ouverture des portes à 16H.

A l'heure dite, les festivaliers se précipitent vers les premières places de la grande scène et en plein cagnard.

Pour ma part, je fais le tour tranquillement et m'installe sur un banc avec vue direct sur la grande Scène.

Au programme Sallie Ford, Django Django, The Oh Sees et The Cure







La première fut une découverte pour moi, j'ai plutôt bien aimé et contrairement à ce que prétendait le dépliant ce n'est pas trop folk plutôt rétro avec quelques envolées rock.







Django² fut une déception, ils perdent vraiment en fraîcheur sur scène, avec un son plutôt electro, plus en mode épate de les Fans.




Thee Oh Sees n'avait pas une partie facile, ils ont commencé avec un public clairsemé avant que celui-ci vienne finalement y prêter une oreille plus attentive, leur début de concert était plutôt bon mais vers la fin comme un essoufflement.




Avec leurs mimiques d'usage je suppose, le guitariste-bassiste qui bouge de façon répétitive.



Le batteur gaucher qui martèle sa grosse caisse continuellement et le guitariste qui essaie de ne pas avaler son médiateur.



The Cure entre les averses ont présenté un mélange plutôt vintage de leur titres, un son reconnaissable très carré avec deux rappels et le meilleur vers la fin.




Pour le reste, j'ai revu le même show pour les Dropkick Murphys qu'il y 6 mois à l'Olympia.




Et en complément

Du coup je suis allé me balader du coté de la Plage pour écouter Kavinky blindé de monde qui a du écourter son show sur Nightcall au bout de 30s (à cause de l'Orage), ça marronnait.

 J'ai écouté Miike Snow c'est assez mou avec une voix ressemblant à Peter Gabriel.

Et François and the Atlas, encore un groupe qui distille un son à la méthode Coué, joyeux sur scène mais pas transcendant.

Pour le lendemain, visite de citadelle sous la pluie battante, les dalles glissantes et la foule omniprésente.