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dimanche 17 mai 2026

NICHT NICHT

Petit préambule sur le groupe IST IST

C'est un groupe de post-punk qui a réellement commencé sa carrière internationale dans les années 2020. Un son caractéristique du styl et une voix proche de Ian Curtis, comme beaucoup d'autres groupes jadis, notamment Departure qui avait fini par mettre la clé sous la porte.

Je m'étais amusé, il y a quelques années à lister tous ces groupes proches du style de JD jusqu'au chant et parfois la gestuelle.


Pour la bonne bouche, je mets le lien (oui c'est deezer)


En attendant IST IST qui d'après wiki s'est appelé DAS IST, joue sur les mots et les maux (si on prend la traduction de l'acronyme), mais joue terriblement bien sur scène surtout comme on peut l'entendre sur le Live à Amsterdam.

C'est d'ailleurs ce qui m'a motivé à vouloir les voir en concert, rendez vous pris, à l'Internationale le 12 Mars 2024.

Début des emm*rdes

Et patatras, la salle a des soucis, elle est obligé de fermer le 24 janvier 2024, on navigue à vue jusqu'à le tourneur (Take me out)  nous invite à aller au Point FMR avec une jauge plus grande.

Et là TMO couple le concert avec October Drift, jeune pousse également qui remplit presque toute la salle de ses fans qui se barrent après le concert. Superbe prestation de IST IST, j'achète T-Shirt et pins.

A peine sorti, on nous annonce un autre concert à Paris, sur la Mazette.

Et désenchantement suite, cette péniche est toute petite, avec une scène de 20 cm comme la Java, le concert est bon mais on sent les musiciens agacés de jouer dans ce lieur qui sert les bières à 12 balles.

Je me dis que comme Doves, je les verrais plus, étant donné le traitement que la France leur apporte.

Cancel Cancel

Et puis arrive Février 2026, IST IST a fait son petit bonhomme de chemin, ils sont annoncés au Block Party Festival qui est organisé par leur tourneur en France, une chance de les voir enfin dans une bonne configuration salle ?

Ils sont annoncés pour le 3e jour de Festival, j'achète le pass, même si je ne trouve pas vraiment mon compte sur les autres jours.

Le festival commence, j'ai écouté toute la prog', musicalement pas beaucoup de choses m'intéressent, j'ai un peu changé musicalement parlant et puis j'en ai un peu marre de perdre mon temps devant des concerts où ils se passent rien.

J'ai fait le tour de tous les groupes estampillés Viagra Boys, Idles ou Oh Sees like, ça sautille, ça bouge et à la fin il reste quoi ? un genou en moins, ah non ça c'était Frustration (toujours excellent eux d'ailleurs).

J'ai vu en deux jours quelques bons concerts comme JOOLS, Adele Dazeem, Night Swimming ou Pale Blue Eyes, mais c'est maigrelet.

Je rentre le vendredi soir et dans les couloirs du métro, je rencontre mes amis Stéphane et Marie, que j'ai croisés souvent dans pas mal de festivals, on débriefe et ils m'annoncent que IST IST est annulé à la dernière minute.

Quoi ?!?

Retour chez moi, je vais sur la page du groupe qui sur un commentaire d'une publication d'un concert à Lille dit que pour deux dates en France dont le BPF, ils n'ont jamais donné leur accord et d'ailleurs jamais communiqué sur le sujet et d'après eux l'orga le savait depuis le mois de mars. (cf la capture suivante).



Et donc la publication du Festival, elle n'a pas changé depuis l'annonce des groupes et pourtant y a eu d'autres annulations (des vrais ou pas) pendant tout ce temps:


Je ne sais pas à qui j'en veux le plus ?

En premier lieu,  le festival qui s'est bien foutu de la poignée de Fans, mais ce ne sont pas les premiers à faire ça, je pense à la route du rock, qui le jour du passage des Viagra Boys ou de Beach Fossils annonce leurs retraits, pour les derniers, une blessure au dos (diplomatique) et surtout le God Save the Kouign l'année dernière qui annule D.A.D. le midi même, le groupe aurait raté sa correspondance avion, alors que ce même groupe fera un remplacement de dernière minute au Hellfest.

Y a des dédommagement entre festivals ? Des assurances ou des tractations obscures ?

En attendant, y a des fans qui attendent et qui pour une date unique en France, se payent le voyage et l'Hotêl pour voir cet artiste. Les promoteurs en ont rien à faire.

Bizarrement, le groupe, qui ne dit rien et consent à ce barouf n'a communiqué que vendredi soir après leur retrait officiel...un jeu de poker menteur.

Donc un conseil pour la suite, quand un festival annonce un artiste, allez sur le page de leur réseau social, histoire de voir qu'ils l'annoncent bien, déjà ça peut être un signe révélateur, qu'il y a un truc pas net.




mardi 4 juin 2024

Chabada boum, la dernière édition du Lévitation






9e participation pour ma part, pour une programmation hétéroclite bien loin des standards du psyché que l'on aurait pu avoir jadis.

Question de survie, il faut pour le festival dépasser ce clivage en proposant des grosses têtes d'affiche comme Sleaford Mods ou Fat White Family.

Pour les gens comme moi qui achète des early birds, c'est à dire des places en aveugle, c'est toujours un peu la surprise, le moment de voir cette fameuse affiche.

Un peu déçu, mais comme le festival a quelque part, une âme, on est toujours content d'y retourner malgré tout, un peu avec des habitudes de vieux routier d'Angers en reprenant le même appartement, idéal pour faire quelques économies substantielles et donc plus l'obligation de manger 3 fois au restaurant.




En arrivant la veille pour se ménager, l'objectif est de voir tous les concerts, chose faite cette année, même si la qualité n'a pas toujours été au Rendez-Vous.

D'ailleurs, en parlant d'eux, ils ont offert un très beau concert, une fois de plus depuis le retour pile l'année dernière à Troyes avec Frustration, concert ou j'étais :


Donc coté déception, enfin c'était presque attendu, parce que sur le papier pour les groupes ci-dessous, je n'avais aucun atome crochu: 

Upchuck, du gros son hardcore mais sans souffle:



O., un duo Saxo et Batterie, ennuyeux:



Deep Valley, ça avait l'air très bien, mais ce n'est pas du tout le genre que j'apprécie:



Hooverii, un des clones, des Oh Sees mais uniquement dans le registre garage punk, ça envoie de la guitare, mais y a pas de saveur:



J'étais content de retrouver My Sweeping Promise après le Foul Weather de la semaine passée, très belle surprise punk :


Tout comme Daiistar, qui cette fois-ci avait une bonne sonorisation laissant entrevoir tout le potentiel du groupe d'Austin, parce qu'il en faut forcément un, le jumeau régional de l'étape:


D'ailleurs en parlant d'Angers, en ouverture, très bon concert de Fragile, groupe local, dans un registre brutiste proche de Cloud Nothing et punk comme Turnstile (fin du drop name) oui j'ai trouvé quelque accointance:



En fermeture, on a eu les vétérans de Hint, aussi du coin, que j'aurais du voir à la Rochelle, le 12 juillet, mais j'ai annulé car le coût était trop important:



Ghostwoman, j'avais préféré le set d'il y a deux ans avec le groupe, ici c'était une nouvelle formation en duo, les compos passent toujours bien mais j'ai eu un sentiment de manque:



KVB remplaçant de Beak, a malheureusement beaucoup moins de charisme que leur musique psyché binaire résultat sur cette grande scène, ça décolle pas trop et surtout le son était pas franchement à la hauteur. Dommage, eux je les adore:




J'ai adoré Melts, un son mi-synthétique mi-garage:



Et Lysistrata qui maitrise très bien cette noise pop:



FWF a fait le taf, c'est vraiment une valeur sûre, même sans Saul.



Tout comme AMT qui m'ont pulvérisé les oreilles même avec les bouchons.



Oui j'abuse des acronymes, mais je déteste ça !

Sleaford Mods, comme on dit joker, j'ai déjà tout ce que je pensais d'eux sur les RS.

Le gros bémol ce festival est arrivé le lundi suivant, avec le message de l'orga, qui annonce un déficit structurel et donc qui siffle la fin de la formule au Chabada, les jauges de spectateurs ne pouvant pas combler le trou, il faut tout revoir.


Après le TINALS qui a déclaré faire une pause en 2019, CheckIn Party qui est parti sur la pointe des pieds et Black Bass qui fête ses 10 ans mais qui laisse entrevoir un possible arrêt, c'est un coup sévère pour les festivals Rock en France, car on ne sait jamais si cela va repartir.



Ce genre de message laconique peut laisser présager le pire, on espère qu'ils trouveront des solutions pour l'édition de 2025, en tout cas, on espère y être tous.






mercredi 27 décembre 2023

En mai...

En début  d'année, je m'étais dit, "allez, je vais faire un report mensuel des concerts" et puis finalement entre ces concerts, les sorties, les blindtest, la fatigue et tout de trucs de procrastinateurs patentés j'ai fait le premier et puis plus rien.

Je viens seulement de compléter celui du mois de février avec des jolies photos.

Et alors que le mois de mai se termine, je remets le métier sur l'ouvrage, parce que la saison des festivals a commencé et puis que j'ai envie d'écrire des conneries.

Dans la ligne de mire de juin s'avance aussi le Hellfest, mon 9e personnel et peut-être le dernier, mais je ferais sans doute un article dédié.

Alors pour commencer le mois où on peut faire ce qu'il nous plait selon l'adage connu, bah, moi j'ai fait un peu à contre courant en allant voir Roger Waters, une des têtes pensantes, parfois trop, de Pink Floyd.

J'ai un rapport conflictuel avec ce groupe car comme beaucoup j'aime surtout le début Barrettien et puis surtout Dark Side of the Moon qui est le premier album que j'ai écouté de toute ma vie quand je passais mes vacances d'été chez ma grand-mère et que ma tante y vivait encore écoutant quelques chefs d'œuvres comme celui-ci ou la disco de Led Zeppelin.

Après les albums floydiens c'est très bof pour ma part et même leur monument The Wall pour lequel j'ai souffert d'une aversion pendant longtemps, parce que trop rabâché à une époque ou le rock était encore prépondérant sur les ondes hertziennes et télévisuelles.

C'est sur que maintenant on peut regretter ce temps béni.

Donc le gars Roger, remonté comme une pendule à Bercy qui envoie du f*ck à tout va, il en veut à la terre entière,  pour un Show très propre au son ciselé, avec une sélection très the Wall, quelques morceaux du gars en solo puis un final Dark Side.

Et c'était bien vraiment. Je ne regrette pas d'avoir claqué plus de 100 balles, un budget d'un mois de concert.

Ensuite est venu, le premier festival de l'année, avec un petit déplacement en prime, à Bordeaux enfin non à Pessac pour le Sideral Fest, un rendez vous qui se veut psyché mais qui brasse large et plutôt rock, où j'ai aimé tout particulière le son super heavy et stoner de Black Rainbows, un trio italien qui a dévasté la scène du Mac3.

Bonne pioche ensuite pour Titanic Gas Chamber, un groupe régional au nom énigmatique, qui a défaut de faire des morceaux qui restent dans la tête envoie du lourd avec deux batteurs et du garage punk des familles, ça bouge dans tous les sens sur scène et dans la fosse le sourire aux lèvres.

Bien aimé aussi Black Doldrums, ça bouge pas des masses mais ça commence comme du post-punk et ça finit en shoegazing de bonne tenue.

Je finirais par Minuit Machine un duo electro qui a clôturé le festival et qui était le seul groupe que je connaissais vraiment, qui m'a enchanté mais qui a contribué a vidé la salle.

Alors j'ai vu tous les artistes mais je m'abstiendrais de faire des commentaires négatifs.

Par contre, je peux dire que les bénévoles de l'orga étaient très sympas et la bière pas trop chère. De ce fait j'ai investi dans un t-shirt.

Il devait y avoir plus loin de CR mais j'ai oublié ce que je voulais dire.








jeudi 29 décembre 2022

Concerts de 2022

L'Elysée Montmartre et Petit Bain ont été les salles que j'ai les plus visitées cette année.

A 7 reprises chacun, le 2e cité, a été la première à ouvrir le bar après ce fichu covid, avec Chris Brokaw et le dernier Ride chez le premier cité. Belle boucle.

J'ai fait 41 concerts et 10 Festivals.

A titre d'exemple pour les 2 Hellfests, j'ai fait 42 concerts. Cela doit donc chiffré à une centaine de prestations live pour mon année 2022.

Parmi ceux-ci, voici mon top de l'année 2022 

1- The Dream Syndicate - Petit Bain

2- Killing Joke - Valley - Hellfest 

3- Alcest - Temple - Hellfest 



4- Pavement - Le Grand Rex

5- Deafheaven - Elysée Montmartre

6 - Melting Palm - Les 3 Pièces



7 - I Like Train - FGO Barbara



8- Flatworms - La Boule Noire

9 - Saxon - Elysée Montmartre

10- Servo - Levitation



11- The Cure - Accor Arena

12 - Kadavar - Valley - Hellfest

13 - Trotski Nautique - Le Chair de Poule

14 - Boy Harsher - Le Cabaret Sauvage

15 - Iron Maiden - U Arena

16- Whispering Sons - Elysée Montmartre

17- KVB - Petit Bain

18- Lebanon Hanover - Rock in the Barn



19- Envy - Valley - Hellfest

20- Bodega - La Maroquinerie

21- Norman Would - CEM

22- Amenra - Elysée Montmartre

23- VoxLow - Petit Bain

24- Idles - Elysée Montmartre

25- Warum Joe - La Maroquinerie



26- Mansfield TYA - Check In Party

27- Buster Shuffle - Café la Pêche

28- Meute - Olympia

29- Gwendoline - Rock en Seine

30- Ride - Elysée Montmartre


lundi 30 mai 2022

Poire en Bublic ou NoFx et ses potes on Tours.

Ce festival 2e du nom a été baladé, prévu initialement à Tours, annulé en 2020 puis reporté en 2021, il devait finalement se déplacé à Chemillé avant d'être lui  aussi annulé enfin reporté avec re Tours.

La sempiternelle phrase, 2 ans qu'on attendait ça. Oui mais là, elle est lourde de sens, car en dépit de cette longue attente, on pouvait s'attendre à un festival rudement bien préparé. Le tourneur assure que la décision de faire ce festival a été pris, il y a quelques semaines. Et donc le temps de retourner, blah blah, comme si c'étaient des amateurs.

Malgré leurs excuses, celles qui on sent, avaient préparé à l'avance par contre.

Facile de se retrancher derrière tout ça pour admettre que rien n'a été fait dans le bon sens, ou plutôt qu'en vérité c'était complètement voulu.

D'abord organiser un mini festival dans un parc expo, c'est limiter les risques financiers:

  • Loin de la ville, arrivé en bagnole recommandé
  • Non loin de la Gare aussi
  • Un parking facile d'accès
  • Une infrastructure faite pour les grands événements
  • Des lieux d'aisances 

Déjà on sent que cette entreprise est une affaire de business à l'américaine, une tournée itinérante avec des amis, sponsorisée par une marque de bière.

Celle-ci est passée une première fois en France, en 2019, à la Nef à Angoulême et avec Bad Religion, Less then Jake, Lagwagon  et NoFx en tête d'affiche, une 2e date est prévue en 2020, avec les boss et quelques autres pointure du punk américain.

Alors forcément, il est itinérant car il faut renouveler le public au maximum.

Et en matière de public pas saoul que je suis, je pris le train de Paris pour A/R vers le chef lieu de l'Indre et Loire, célèbre pour ses châteaux.

St Pierre des Corps, gare à la périphérie de Tours, au milieu des immeubles et de la fameuse gare de triage, un hôtel, un arrêt de bus et rien d'autre.

Les fameuses 10 minutes à pied du site à la gare cheres à beaucoup d'organisateurs se transforment souvent en bourbier, genre 30 minutes ce qui fut le cas encore.

Traverser un long pont surplombant la gare de triage présentant un visage vieillot, usé voire en décrépitude absolue avec un amoncellement de wagons d'un autre âge rongés par la rouille. Sympathique visage urbain qui continue avec la traversée d'une zone d'activité standard avec beaucoup d'entreprises aux parking vides qui ont semblent t-il baisser le rideaux depuis des longues années. Attrayante début de journée, où on croise quelques quidams qui se frayent un chemin au milieu des ronces pour arriver enfin dans la place non loin du Stade de la Vallée du Cher.

Un parking au quart plein avec quelques camionnettes aménagées pour passer la nuit tranquillement. Le chemin est encore long vers l'entrée avec toutes sortes de détours prévus pour éviter la foule. Mais comme on arrive par petit groupe, ça sonne creux. 

Faible fréquentation ?

Non pas vraiment, mais les amateurs de punk ce jour, n'ont d'yeux que pour NoFx et Pennywise comme on s'en rendra compte plus tard.

Une fouille rapide, où est interdit tout ce qui se mange ou se boit. Comme d'habitude, le business est le maitre mot de cette journée.

La porte d'entrée donne directement sur un immense stand de Merchandising, impossible de le louper. On en veut à nos sous à condition d'en avoir, mais surtout sur soi. Car les achats se feront uniquement en cash, un moyen intraçable de garder le pognon sans passer par la case banque, carte bleue, fisc et compagnie. 

La tournée semble être une tournée de promos pour vendre uniquement des t-shirts à la somme exorbitante de 30 euros et voire plus pour les autres goodies.

Vivant dans notre temps au 21e siècle, on a que très peu de liquide sur nous, la case merch' ne passera pas par nous. Dommage d'avoir raté cette info cruciale qu'on ne verra qu'en arrivant sur place.

2e point merveilleusement bien agencé où je rappelle le but est de boire, Drunk in Public, ne l'oublions pas. Le passage par quelque chose du 20e siècle, la transformation Argent vs Billet de Monopoly de 1 euro. Tellement difficile d'avoir un terminal CB pour tous les bars (surtout qu'il n'y en a que 3).

Le cashless, Lyf ou Lydia, je suppose, demande trop de rétro-commission, il vaut mieux acheter 50 balles de ticket puis mettre 3 plombes à tout recompter quand vient l'échange Boisson-Tickets.

Pour le choix de boisson, deux IPA et une lager pas trop dégueux pour une fois, plus quelques bières locales (toute IPA), Indian Punk Ale pour l'occasion.

Alors au meilleur de la soirée, là on la foule arrive enfin sur les coup de 19h, des files d'attentes monstrueuses à la "Banque" puis aux Bars entre chaque concert.



La désorganisation des bars, soit disant tenus par des gens qui en ont l'habitude, où la personne qui fait l'encaissement, enfin le recompte, tire aussi les bières.

Un manque de bénévoles évidents, forcément beaucoup d'organisateurs pensent recruter des gens gratos et leur offre que dalle derrière. Bon on devrait arrêter d'appeler ça des bénévoles en fait, mais des équipiers qui participent à la bonne marche du festival et qui doivent être rétribuer correctement et pas exploiter comme souvent.

Pour la restauration, une offre famélique, avec 3 food trucks qui eux acceptent au moins toutes formes d'argent. 

Pour ma part, j'en ai un peu marre de ces camions et leurs cartes qui se veulent gourmandes et chères et qui mettent 50 minutes à te fournir le dit plat, à cause de la foule mais aussi de la conception de leur produit.

Je conçois que c'est la solution de facilité pour un organisateur car il suffit de les mettre sur un parking, leur fournir éventuellement du courant et ils font leurs vies.

Mais l'offre n'est pas assez fournie.

Quand tu prévois une jauge de 5000 personnes à qui tu interdis d'amener ses propres denrées, il y a forcément un problème.

Ah oui, j'oublie de parler de l'essentiel, de la musique, des concerts et des artistes.

Je dois dire que l'option Parc Expo fait peur, ma dernière expérience remonte à loin, 1991 à Rouen pour la Mano Negra, mais j'ai le souvenir d'un son excécrable.

Mais depuis la sonorisation a fait des progrès, c'est correct aux premiers rangs mais ça se gâte un peu dès qu'on s'éloigne, surtout quand les pointures arrivent et jouent à fond les ballons.

On est arrivés trop tard pour Pinc Louds, disons qu'on les a entendus.

Ensuite Days N' Daze enchainent les titres avec leur punk country folk de bonne facture avec Contrebasse et Trompette, on dirait du NoFx acoustique.


Bombpops sont les prochains, 2 femmes aux guitares/chants et 2 hommes à la rythmique, c'est basique, Punk Sans Génie. Mais j'aime bien leur gros chat.


Avec Talco, un groupe italien et donc latin assez survolté, les premiers à faire bouger les premiers rangs qui pogoteront allégrement, enfin je dirais, même s'il est assez tôt, on sent une inertie autour de ce public de presque quadra et plus  dans la majorité.

Ce groupe originaire de Venise enchaine le sons punk légèrement ska avec leur cuivres bondissants.

C'est assez agréable dans l'ensemble, leurs textes semblent revendicatifs et puis ils ont une chanson qui s'appelle Sankt Pauli, un truc qui ne peut pas tromper, sauf moi quand ils disent une chanson sur le foot et que je comprends Sampauli. (hihi)


Pulley ayant déclaré forfait, on passe à Ignite qui font dans le lourd avec un son à saturation.
Même ayant écouté avant de venir, là ça passe pas vraiment, c'est ennuyeux, je vais prendre l'air.


On arrive donc à un groupe que j'aime beaucoup, que j'ai vu en concert à Paris (Petit Bain et La Machine) et en festival au Hellfest.

Groupe qui change de line up suivant les tournées, mais dont la setlist ne bouge pas, c'est sans doute ça leur génie, se renouveler sans rien changer.

  • Toujours Spike, le comic troupier a ses heures au chant, le seul "former member".
  • Pinch ex des Damned à la batterie, impeccable.
  • CJ Ramone  dans son attitude mais méconnaissable avec sa barbe qui avait remplacé Dee Dee quand celui ci fut écarté et qui fait figure d'ancien en tant que membre depuis 2018.
  • Joey de Social Distortion que je reconnais pas du tout.
  • Et Swami aka John Reis de Rocket From the Crypt, excellent guitariste et blagueur aussi.

Car ce groupe en fait des tonnes, c'est un show à l'américaine  avec leurs tenues flashy et qui se glorifie avec humour comme le meilleur tribute band.



On arrive au 2e star de cette tournée, un groupe rare en France et qui n'est pas passé en festival depuis le Furyfest en 2006.

Y a déjà combat dans la fosse entre les T-shirts à l'effigie Pennywise et ceux des maitres de la soirée.

Les premiers cités font un concert assez académique, carré et puissant, avec quelques reprises à la clé et surtout leurs succès notamment "Fuck Authority" que j'ai filmé et que facebook m'a supprimé et "Bro Hymn" qui résonnera bien plus longtemps après la fin de leur concert.




Dernier de la liste, NoFx, pour qui on prend les paris, Fat Mike va-t-il plus jacter que jouer ?

Ca se discute, le public se réveille enfin, soit il digérait les nombreuses bières, soit il est désormais trop vieux et ne peut plus slammer et/ou pogoter qu'un soir par an.

Je blague, il y a quelques jeunes arrogants aussi, mais qui restent bien derrières et qui font la leçon à l'heure de prendre la dernière bière.

Au Hellfest, la dernière fois que j'avais vu NoFx, c'était top, car le temps précieux fut utilisé à des fins utiles, ici qui dit blagues ne dit pas forcément bonne humeur, mais c'est leur truc, 40 ans à faire toujours les mêmes vannes, on vient pour NoFx comme pour aller voir un one man enfin one group show. ça chambre, ça rigole plus ou moins mais au moins au niveau qualité musicale c'est top.

Un bon rappel avec notamment "Don't Call Me White" et puis l'affaire est faite, il reste plus qu'à remballer.


Il nous reste quelques tickets boissons qu'on se fait rembourser par monnaie sonnante et trébuchante.

Que finalement on convertit contre des T-Shirts puisque la somme requise est suffisante.

Les bougres avaient tout prévus pour qu'on ressorte essorer (financièrement).

Après ces péripéties diverses et (a) variées, le message de We Care Booking est assez amusant.

Le gars explique leur difficulté, s'excuse pour les attentes et sur le fait qu'ils vont financièrement prendre le bouillon. Alors oui le tourneur peut être mais je pense que pour les musiciens cette tournée est assez lucrative pour tous avec les petits à cotés.

Pour ma part, je rentre à l'hôtel sans avoir mangé ce que je pourrais faire que le lendemain matin mais au moins je vais bien dormir et je me donne rendez-vous pour le prochain weekend avec un autre Festival qui promet tout autant de doute,  étant donné qu'il est complet (ou presque) et que l'organisation et le lieu a changé l'année dernière mais pour une petit jauge.

jeudi 5 mai 2022

7 à dire sur Levitation Psych Fest d'Angers

 En 2014, il s'est passé des choses.

J'ai fait mon premier Hellfest à Clisson en juin et puis en Septembre j'ai fait mon premier Festival Levitation à Angers.

Chose étrange, je ferais les 7e éditions cette année après l'année blanche à Angers et la double année à Clisson.

Donc commençons par Angers, qui a accueilli sa première édition en 2013 notamment sous l'impulsion d'Alex Maas, leader des Black Angels d'Austin, à travers son collectif  "The Reverberation Appreciation Society"

Ce collectif a eu l'idée d'en décliner des versions dans quelques villes américaines et européennes, comme l'a fait également le Primavera ou feu l'ATP.

C'est au Chabada d'Angers que les choses ont commencé, vers la mi septembre de chaque année.

Avec deux scènes dont une à l'extérieur sur le parking.
Pour ma part donc en 2014, pour la 2e édition avec une belle qualité musicale peu ou prou psychédélique, notamment quelques bons fers de lance de la scène comme Kadavar, Loop, Allah-Las ou Moon Duo.



J'ai plutôt aimé ce festival, mais n'ayant pas de moyen de locomotion et l'offre de transport à l'époque était très maigre, aller à pied dans cette zone d'activité un peu désertique ne m'a enchanté.

Et malgré une belle programmation 2015, je décidas de laisser tomber.

Mais en 2016, tout change, après l'inauguration de la Salle du Quai situé près de la Maine en plein centre de la Ville, le site devient plus attractif et le programmation toujours aussi bonne me permet de redonner une chance au Festival.

Le Quai possède 2 salles, une très grande dédiée au théatre (non utilisée pour le Festival) et une plus petite.

Mais la grande idée, c'est de faire du Hall qui peut s'ouvrir à l'extérieur, une salle de spectacle à part entière.

Avoir deux salles couvertes milieu septembre n'est pas du luxe dans l'Ouest et la facilité pour y aller non plus.

Et donc de 2016 à 2019, je vais enchaîner les éditions avec toujours une belle programmation sur deux jours:

Silver Apples, Liminanas, Oh Sees, Sonic Boom, Slowdive, Black Angels, Cosmonauts, the Brian Jonestown Massacre, Spiritualized, Sextile, Night Beats, Fat White Family, Frustration, Iceage, The Warlocks...


Un autre cycle va commencer, après l'année 2020 dévastatrice pour plus d'un festival.

Les organisateurs essaient de monter rapidement un petit festival mais qui sera vite annulé.

En 2021, ils se creusent la tête, car le Festival dans un lieu fermé ne peut avoir lieu dans ces conditions.

Ils retentent donc l'idée de l'organiser sur le parking du Chabada, mais cette fois-ci avec deux scènes en vis-à-vis mais avec le risque qu'ils pleuvent et avec un jauge de concert assez courte.

La Frustration et le Manque de concerts, met de la distance sur la distance à parcourir pour aller sur le site.

Je décide en plus de prendre un hôtel le plus près du festival, loin de mes habitudes de centre ville.

Une belle réussite pour cette édition 2021, dans un contexte difficile, la programmation est faite un peu de bric et de broc, mais je n'en tiens pas rigueur parce que l'on redécouvre le plaisir d'aller à des concerts.

Des très bon moments avec Slift, Liminanas, Zombie Zombie, Anika, Mars Red Sky ou Los Bitchos.


Les organisateurs embrayent dès la fin du festival pour nous annoncer que le prochain festival se tiendra sur 3 jours et changera de dates.

Finie la mi septembre, pour avoir des artistes en pleine tournée, il fallait qu'ils s'adaptent.

Le créneau de l'ancien Tinals (qui jouait un peu dans la même cour) est libre et ça tombe au milieu des Primavera.

De plus le mois de juin pourrait être plus stable au niveau température pour un OPEN Air.

Car le site de 2021 est retenu pour 2022.

Et effectivement, la programmation est excellente sur le papier avec notamment:

THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE, KIM GORDON, KEVIN MORBY, KIKAGAKU MOYO, POND, GILLA BAND, BLACK COUNTRY, NEW ROAD, CRACK CLOUD, SNAPPED ANKLES, DRY CLEANING, DEATH VALLEY GIRLS, FRANKIE AND THE WITCH FINGERS, LUMER, AUTOMATIC, SERVO, UNSCHOOLING, GUSTAF, YOU SAID STRANGE

Le 3,4 et 5 juin, une nouvelle aventure commence.





jeudi 2 août 2012

Eurock y comme Ulysse

Un festival commence toujours par un départ au petit matin.

En fait un festival commence un peu plus tôt avec l'achat des billets, les réservations de Train et d'Hôtel et la l'étude du transport en commun.


Comme souvent, on s'y prend au dernier moment, il reste qu'une chambre d’Hôtel à la périphérie de la ville avec 40 minutes de marche selon googlemap.


Les déplacements de foot rodent bien ce genre d'organisation, cependant, on peut être pris au dépourvu après avoir opté pour un transport en TGV, sachant bien après que le centre de Belfort est à 8 km de cette Gare. 

Optymo, au bas mot, nom du transporteur en comment du Territoire, résoudra une partie du problème avec des bus qui relie la nouvelle Gare TGV à l'ancienne dit "Ville".

De la Gare de Lyon au Lion de Belfort 

Donc au petit matin, le RER est bien plus tranquille un samedi.
La gare de Lyon un 30 juin commence à fourmiller à l'approche des vacances, mais on est encore loin du rush.

Comme les billets de TGV sont devenus tellement chers que les 1eres classes paraissent abordables.
Du coup voyage en compagnie de quelques édiles, Vincent Peillon et Fleur Pellerin.

Comme la SNCF se refait pas, arrivée avec 30 minutes de retard.

De la première Classe aux Premières Places

Un Hôtel pas cher (à 57 euros) planté au milieu des concessionnaires dans la ZAC du haut Belfort, une certaine tranquillité.

Départ en toute hâte vers le site de Malsaucy, très peu de monde dans la navette SNCF affrétée pour l’occasion mais grosse présence policière.

Un soleil de plomb à l'arrivée pour accueil et recherche de l'ombre en attendant l'ouverture des portes à 16H.

A l'heure dite, les festivaliers se précipitent vers les premières places de la grande scène et en plein cagnard.

Pour ma part, je fais le tour tranquillement et m'installe sur un banc avec vue direct sur la grande Scène.

Au programme Sallie Ford, Django Django, The Oh Sees et The Cure







La première fut une découverte pour moi, j'ai plutôt bien aimé et contrairement à ce que prétendait le dépliant ce n'est pas trop folk plutôt rétro avec quelques envolées rock.







Django² fut une déception, ils perdent vraiment en fraîcheur sur scène, avec un son plutôt electro, plus en mode épate de les Fans.




Thee Oh Sees n'avait pas une partie facile, ils ont commencé avec un public clairsemé avant que celui-ci vienne finalement y prêter une oreille plus attentive, leur début de concert était plutôt bon mais vers la fin comme un essoufflement.




Avec leurs mimiques d'usage je suppose, le guitariste-bassiste qui bouge de façon répétitive.



Le batteur gaucher qui martèle sa grosse caisse continuellement et le guitariste qui essaie de ne pas avaler son médiateur.



The Cure entre les averses ont présenté un mélange plutôt vintage de leur titres, un son reconnaissable très carré avec deux rappels et le meilleur vers la fin.




Pour le reste, j'ai revu le même show pour les Dropkick Murphys qu'il y 6 mois à l'Olympia.




Et en complément

Du coup je suis allé me balader du coté de la Plage pour écouter Kavinky blindé de monde qui a du écourter son show sur Nightcall au bout de 30s (à cause de l'Orage), ça marronnait.

 J'ai écouté Miike Snow c'est assez mou avec une voix ressemblant à Peter Gabriel.

Et François and the Atlas, encore un groupe qui distille un son à la méthode Coué, joyeux sur scène mais pas transcendant.

Pour le lendemain, visite de citadelle sous la pluie battante, les dalles glissantes et la foule omniprésente.

samedi 25 juin 2011

Solidays 2011 - Vendredi

Balkan Beat Box

Klaxons


Katerine

Cascadeur


Aaron

Skip the Use

The Go!Team

The Joy Formidable

Vitalic

Mark Ronson

Hercules & Love Affair